La proposition du ministre Q a une chance (mais prudence) …

DangerUne majorité du personnel pénitentiaire est prête à accorder le bénéfice du doute au ministre Van Quickenborne, et accepte la proposition présentée par son cabinet le 12 octobre dernier.

Le ministre actuel reconnait, dans les circonstances actuelles, que le fait qu’il existe une limite aux contacts physiques autorisés dans une prison, permettra de rétablir la confiance endommagée.

Il est particulièrement regrettable que le personnel ait dû prendre des mesures à différents moments au cours du mois dernier et que les choix politiques faits dans le passé aient entre-temps conduit à un lock-down de certaines prisons. Il faut en tirer les leçons si nous ne voulons pas retomber dans les "vieux démons" à l'avenir, cela est clair pour la CGSP.

Le personnel craint encore qu'à un moment donné, le coronavirus ne frappe durement dans les prisons. C'est pourquoi les syndicats se réuniront prochainement avec le cabinet du ministre de la Justice pour discuter d'une vision à long terme concernant les tests (ad hoc et ad random), le phasage (verrouillage total ou partiel) et l'application de mesures d'hygiène.

Entre-temps, les visites non surveillées sont suspendues à partir du 16 octobre 2020 pour au moins un mois. Ensuite, la situation sera à nouveau évaluée à l'intérieur et à l'extérieur des prisons afin de voir ce qu’il sera possible de changer.

Les visites régulières se poursuivront avec un panneau plexi entre le visiteur et les détenus, avec un minimum de contact entre les deux. Les lignes directrices sur les bulles (max. 3) s'appliquent également dans les prisons.

Les détenus qui sortent de prison dans un système de congé pénitentiaire ou de permission de sortie sont testés à leur retour, qu'ils présentent des symptômes ou qu'ils aient eu un contact avec une personne testée positive. Ils seront placés en isolement pendant les 24 premières heures de leur arrivée, en attendant les conseils du médecin de la prison. Afin de réduire la pression sur le nombre d'isolements et aussi la pression du travail, les congés pénitentiaires seront groupés.

Les détenus et le personnel devront porter un masque buccal pendant tous les déplacements (par exemple pendant la promenade) et lorsque la distance de sécurité ne peut être respectée. Toute violation de cette règle sera traitée par le biais d'une politique de maintenance.

C'est un premier pas dans la bonne direction, mais le ministre a encore un long chemin à parcourir avec des obstacles tels que la surpopulation, le manque de personnel, le manque de moyens de travail, ... sur son chemin.

Si ce ministre est également de parole, alors il y a des raisons très prudentes d'être optimiste !

Personne de contact:

Grégory WALLEZ
Secrétaire fédéral a.i.
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